INTERVIEW

Face à face avec Lidewij Edelkoort

Respectueux de l’environnement, créatif, mais aussi sensible : l’avenir aura une dimension plus humaine selon l’une des plus grandes prévisionnistes de tendances de la planète. Elle le voit placé sous le signe de la lenteur et d’une plus grande conscience de nos véritables besoins.

Li Edelkoort est consultante dans le monde de la mode, du textile et d’autres activités créatives, avec un intérêt particulier pour le développement durable.

Ses champs d’observation sont l’art, la mode, le design et la culture de consommation, auxquels elle se consacre avant tout à Paris, où se trouve son agence Trend Union, et à New York, où elle a lancé Textile MFA à l’école Parsons.

Ses prévisions sont toujours tombées juste : lorsque Li Edelkoort, l’une des météorologues culturelles les plus respectées du secteur, prévoit les nouvelles orientations du petit monde de la mode, des textiles et du design, tout le monde prend note et se met au travail.

Green Book est une collection des tendances en 2021, telles que les perçoit Li Edelkoort. Divisé en plusieurs thèmes, cet ouvrage qui se laisse découvrir au gré de vos envies vous permettra de choisir la manière dont vous souhaitez contribuer à une société plus respectueuse de l’environnement.

Li préfère le chanvre, le lin et l’ortie au coton, qui consomme trop d’eau. Les couleurs et fibres naturelles seront très en vogue dans un avenir proche.

Li Edelkoort examine très attentivement tous les détails de chaque photo qu’elle approuve. Ses publications sont reconnues à l’échelle internationale pour leur qualité et la densité intrinsèque de leur contenu.

Dans son manifeste Anti-fashion, Li estime que le monde de la mode a atteint un point de non-retour. Les mutations sociales à l’oeuvre actuellement vont entraîner un gain de créativité de la part des consommateurs et un renouveau du secteur du textile.

Labour of Love offre un aperçu de processus créatifs tels que le tissage et le recyclage des déchets. Écrit par Li Edelkoort et Philip Fimmano.

Un cliché empreint de poésie par Michael Baumgarten. Deux mains, deux générations dirigées vers l’eau, le bien le plus précieux à préserver et à transmettre.